The Red Pill, ou la guerre des sexes : résumé et perspectives du documentaire de Cassie Jay

The Red Pill est un documentaire américain réalisé par Cassie Jay, sorti en 2016. Le documentaire s’intéresse particulièrement aux mouvements de défense des droits des hommes, en regard avec les mouvements de défense des droits des femmes. Le titre du reportage est basé sur le titre d’un forum Reddit dédié au mouvement masculiniste, lui-même inspiré de Matrix. Prenez la pilule bleue, et vous restez dans la matrice, innocentes victimes d’un système qui vous échappe. Prenez la pilule rouge et découvrez la vérité sur notre système, devenez acteurs du changement et de la révolte, pour atteindre votre liberté.

Gardez à l’esprit que ce documentaire s’appuie sur des mouvements nés aux Etats-Unis et qu’il avance majoritairement des statistiques américaines. Si globalement, les faits énoncés font échos à toutes les sociétés occidentalisées, prenez le tout avec des pincettes avant de l’appliquer à votre propre pays. N’oubliez pas non plus qu’il exprime la prise de conscience personnelle d’une journaliste. Vous avez le droit de ne pas être en accord avec ce qu’elle démontre.

the red pill

Le point de départ de The Red Pill

Cassie Jay est une jeune journaliste, blonde, jolie… qui a souffert de son image si sexuelle. Ou plutôt sexualisée.

Au début du reportage, elle nous explique qu’elle est naturellement féministe, parce qu’elle est une femme, et parce qu’elle se reconnaît dans tous les arguments avancés par le mouvement. Les blagues lourdes sinon salaces, la drague impolie, les regards, la pression subie pour être belle, la frustration de devoir exercer certaines tâches, ou de ne pas pouvoir en exercer d’autres… Autant d’arguments qui nous parlent à nous toutes, moi y compris.

Même si je ne me revendique pas féministe, il me serait difficile de clamer : « non, je ne suis pas d’accord, j’adore quand un inconnu me reluque de la tête aux pieds avec insistance » ou « la fois où un type dégueu m’a embrassé la poitrine dans le métro, j’ai kiffé ! ». Et donc, d’une certaine manière, je suis en accord avec le discours féministe qui joue sur cette corde : je n’aime pas être chosifiée. Surtout si c’est une chose sexuelle.

Alors c’est vrai, nous les femmes, nous sommes, même au plus bas degré, des féministes car il nous est arrivé un jour de nous sentir mal uniquement parce que nous sommes des femmes. Nous sommes, en fait, féministes par défaut, car ce combat nous touche directement et que l’on s’y identifie. On peut le comprendre, et il fait sens.

Mais sachez que pendant que les femmes sont occupées à faire entendre leurs souffrances et dénoncer des injustices, quelques voix d’hommes se font entendre et accusent les femmes d’être les vraies privilégiées du système : est-ce impensable ? absurde ?

 

Droits des hommes contre droits des femmes : état des lieux

Les militants masculinistes s’opposent aux militants féministes. Parmi eux, des modérés et des extrêmes. Qui sont-ils ? Que revendiquent-ils ?

Les protagonistes de The Red Pill

Avant tout, il faut savoir que le documentaire est clairement axé sur la voix des hommes. Il s’agit de donner aux hommes la parole, car Cassie Jay part du principe que la voix des femmes est suffisamment entendue et médiatisée. De plus, en tant que femme, elle était curieuse de connaître le ressenti des hommes.

Les principaux interlocuteurs de la journaliste sont donc les militants du mouvement « droits pour les hommes », et notamment l’une de ses plus grandes figures, Paul Elam, fondateur du site « A voice for men ». Warren Farrel participe également au débat : auteur du Mythe du pouvoir de l’homme, polémique et controversé car il y défend l’idée que les hommes sont davantage victimes du système que les femmes. Vous trouverez, à ce propos, un bon résumé de sa thèse sur Cairn.info.  Harry Crouch, enfin, parle en tant que président de la Coalition Nationale pour les hommes.

Du côté des militants féministes, on retrouve Katerine Spillar, directrice du magazine « MS » (magazine féministe, d’après Wikipédia), et Michael Kimmer, sociologue. Celles-ci sont présentées comme les porte-paroles de « la deuxième vague du mouvement féministe », à distinguer de la « première vague » jugée plus légitime car les injustices dénoncées étaient incontestables et incontestées par la grande majorité de la population.

Comme dans tout mouvement social, on retrouve aussi des extrémistes, féministes comme masculinistes. Les féministes extrémistes sont filmées de telle sorte qu’elles nous apparaissent comme peu réfléchies (pour éviter de dire « pas totalement cuites »), tandis que les mouvements radicaux masculinistes sont tus car peu utiles pour le débat. Nous en reparlerons plus tard.

 

Qu’est-ce qui les oppose ?

Reproches des femmes aux hommes :

Cassie Jay n’insiste pas trop sur les inégalités subies par les femmes car elles sont bien connues et très médiatisées. Elle énumère rapidement les combats qui sont d’actualité comme la différence des salaires à postes égaux, le fait que les femmes occupent moins de postes à responsabilités, la sexualisation de la femme, sa « faiblesse » physique par rapport à un homme, les violences conjugales… (Il est vrai aussi que, dans certaines parties du monde et dans certaines cultures, les femmes sont traitées comme des êtres inférieurs, et ce de manière décomplexée. Mais concentrons-nous sur notre culture.) Evidemment, les chiffres sont ce qu’ils sont et il n’est pas question de les contester. Il n’est pas non plus question de combattre un ressenti, qui doit être respecté pour ce qu’il est. De toute façon, le dialogue n’existe pas entre rationnel et émotionnel.

Les féministes interviewées adoptent un discours cohérent et sans nuance :  les hommes sont des oppresseurs, à l’origine d’un système patriarcal dont ils tirent profit. Par « système patriarcal », comprendre quelque chose d’assez flou mais dont la caractéristique principale est l’image virile de l’homme, laquelle lui confère une certaine supériorité, un moyen de domination. D’après elles, toujours, si aujourd’hui le système qu’ils ont créé se retourne contre eux, c’est de leur faute. Ou au moins, c’est bien fait pour eux.

Pour Katerine Spillar, le mouvement masculiniste serait apparu en réponse aux résultats positifs obtenus par la lutte féministe des années 1970 (la « deuxième vague »). Craignant de voir les femmes s’émanciper et devenir indépendantes, les hommes leur opposent une stratégie où ils se victimisent, espérant un retour en arrière où la femme serait dominée et contrôlée.

 

Reproches des hommes aux femmes

Les hommes, quant à eux, s’estiment être les vraies victimes de la société, plus légitimes. En effet, ils avancent pour argument le fait que les femmes ont plus de droits ayant trait à la parentalité, que les femmes ont davantage de possibilités de consommer gratuitement (inscriptions gratuites sur sites de rencontre, entrées en boîte offertes…), qu’elles sont davantage protégées car jugées plus « précieuses » et paient donc, en moyenne, une assurance maladie moins chère… Enfin, l’avantage des femmes est fondé en grande partie sur le désavantage des hommes. C’est-à-dire que dans la vie de tous les jours, un homme sera beaucoup plus facilement considéré comme le méchant et la femme comme la gentille. L’image de l’homme virile jouerait toujours en leur défaveur.

Prenons pour exemple un homme interviewé qui nous racontait qu’après avoir voulu porter plainte contre son épouse qui le violentait, les policiers lui ont répondu « faites attention, car si elle se casse un ongle en vous frappant, c’est vous qui irez en prison ».

A leur tour, les masculinistes avancent des chiffres. Et il y a une majorité d’hommes qui sont:

  • condamnés par la justice, avec des peines plus lourdes que celles d’une femme, pour un même méfait
  • emprisonnés
  • violés
  • drogués/ toxicomanes
  • sans domicile fixe
  • sans diplômes d’études supérieures

Et tout cela, indépendamment de la couleur de peau, des origines ou de l’orientation sexuelle de l’homme.

Ainsi, quand la femme souffre d’une image d’objet fragile, dépendant, sexuel, l’homme souffre d’une image de grosse bête malfaisante.

 

Qu’est-ce qui pourrait les rassembler ?

Actuellement, hommes et femmes se bagarrent donc pour savoir… qui est le plus défavorisé ! Ou alors, pour savoir qui est le plus favorisé.

Pourtant, hommes comme femmes subissent des injustices, il y a des victimes et des agresseurs des deux côtés. Le monde est un « sac mixte », comme le dit Warren Farrel.

Là où l’homme se sent défavorisé, la femme ne reconnaîtra pas facilement être favorisée. Ou plutôt de ne pas être défavorisée. Et inversement. Pourtant, à bien y regarder, tout s’équilibre un peu. Globalement, et au regard des arguments avancés, personne ne trouve son compte dans le système qui est le nôtre.

L’ennemi, et cela, les deux camps peuvent se mettre d’accord sur ce point : c’est le système, et le fumeux fameux patriarcat.

Au fond, ce que recherchent les MRA et les féministes raisonnés/ raisonnables c’est de bouleverser le système. Et pourtant, ils se font la guerre entre eux ! Il semblerait que les deux camps soient aveuglés par leur propre condition.

 

Comment expliquer cette guerre à laquelle se livrent hommes et femmes militants ?

Système inébranlable

Nous l’avons dit, hommes et femmes sont confrontés à un même système qui réserve son lot d’injustices pour les uns et pour les autres. Les féministes dénoncent le « patriarcat », littéralement une organisation sociale où le pouvoir est détenu par les hommes, au détriment des femmes.

Le problème, à mon sens, c’est qu’on ne peut plus parler de patriarcat à l’heure actuelle. Et d’ailleurs, si on veut être tatillon, nous savons tous que les femmes ont joué elles aussi un grand rôle dans l’histoire, qu’il ait été reconnu ou non, exécuté dans l’ombre ou non. Bref, ceci est un autre débat.

Mais si une chose est sûre, c’est que de ce système archaïque, désuet et révolu, il reste des reliquats. Des constructions sociales solides dont on peine à s’émanciper. C’est ce que Warren Farrel nomme les « rôles sociaux traditionnels ». Selon ce schéma, la femme étant celle qui donne la vie et qui permet la perpétuation de l’espèce, est résignée à s’occuper du foyer. L’homme, étant la figure virile, se constitue comme celui qui apporte les ressources au foyer et donc celui qui travaille.

Le problème qui se pose aujourd’hui est le suivant : si les femmes ont réussi à s’émanciper de ce rôle social, en travaillant, en choisissant d’avoir ou non des enfants, en ayant des postes à responsabilité, etc… les hommes ont-ils réussi, eux, à s’en défaire ? Il semblerait que non car, si on considère les métiers à risques, ils sont encore exercés quasi exclusivement par des hommes. Ainsi, en 2013, 93% des morts survenues au travail concernaient des hommes.

 

Culpabiliser l’autre et le rabaisser pour obtenir un traitement égal

Les féministes interviewées accusent sans détour les hommes de profiter du système patriarcal et de le défendre. D’ailleurs, si l’on regarde bien leur argumentaire, il ne s’agit pas d’élever la femme, mais de rabaisser l’homme. Une sorte de nivellement par le bas… Pas très valorisant pour les femmes, d’ailleurs. Par exemple : dans une entreprise, un gouvernement ou autre, au nom de l’égalité, il faut qu’il y ait autant d’hommes que de femmes. Souhaitez-vous être nommé(e) pour vos compétences ou pour votre sexe ? Faut-il déloger un homme compétent pour le remplacer par une femme incompétente, juste pour une question de statistiques ? Non, évidemment. N’oublions pas une chose : une personne n’est pas idiote à cause de son genre.

 

Les hommes, réellement privilégiés ?

Mais tout de même, quand l’on pense que ce sont « les femmes et les enfants d’abord », que ce sont les hommes qui sont envoyés au front en cas de guerre, qu’il n’y a pas d’éboueuses ou que peu de femmes pompiers, risquant leur vie pour celle des autres, on peut se demander si vraiment, les hommes sont les favorisés du système. Alors oui, on accusera les jouets d’enfants stéréotypés et toutes autres dérives éducationnelles… Mais le résultat reste pourtant le même : les hommes sont les sacrifiés.

Le service militaire leur est même réservé ! Une femme ne peut-elle pas combattre ? Ou ne veut-elle pas combattre ? Finalement, est-ce que ça ne nous arrange pas, d’être considérées comme fragiles, précieuses, à défendre et protéger ?

Ainsi, les hommes ne sont pas les favorisés du système. Pas plus qu’ils ne l’ont créé à dessein. Warren Farrel explique que les rôles sociaux ont été dictés par des impératifs de survie et des besoins vitaux, biologiques. La femme est à protéger car elle seule peut porter la descendance. Et l’homme apporte les ressources pour permettre à la descendance d’être viable. Ce schéma est, en réalité, une obligation pour chacun, à laquelle on ne peut échapper. Mais si la féministe se bat pour être traitée comme un homme, cela signifierait qu’elle renonce à son identité de genre, au nom d’un principe de stricte égalité… quand cela relève d’un principe d’équité.

 

L’égalité ?

Nous connaissons tous Courir pour Elles, qui soutient le cancer du sein. De la même manière, nous sommes tous scandalisés face à la pratique de l’excision. Nous avons également tous déjà entendu parler des foyers d’accueil pour les femmes battues. Bon. Tout cela mérite d’exister. En parallèle, ce qui mériterait d’exister de la même manière, ce sont les campagnes d’appel au don pour le cancer de la prostate, la sensibilisation à l’acte tout aussi violent de la circoncision… et les foyers d’accueil pour hommes battus. Ah ? Vous n’avez tout de même pas souri en lisant « hommes battus » ? Si c’est parce que vous avez pensé :

  • Les hommes ne sont pas battus par les femmes car ce sont eux, qui sont violents
  • Ils n’ont pas besoin d’aide, ils peuvent se défendre parce qu’ils sont physiquement supérieurs à la femme
  • Les hommes qui se font agresser par leur femme sont vraiment des fragiles

Alors, c’est que vous n’êtes pas sortis des schémas de pensée traditionnels.

Vouloir l’égalité, c’est demander exactement le même traitement pour l’un comme pour l’autre. Une petite illustration pour mieux comprendre :

the red pill

 

Vraiment ?

Si l’on s’appuie sur la volonté d’une égalité, cela signifierait qu’il devrait y avoir autant de foyers d’accueil pour hommes que pour femmes. Mais ce n’est pas le cas. Et non, je vous vois venir : les chiffres énoncés ne sont pas proportionnels au nombre de victimes. Selon l’OMS, 1/3 des femmes sont victimes de violences conjugales, contre ¼ des hommes. En 2014, l’OMS annonce que 4,7 millions de femmes sont victimes de violences conjugales et que… 5,4 millions sont des hommes. C’est beaucoup plus que ce que l’on pouvait s’imaginer !

Tout le monde a trouvé abject que Jonathann Daval dise qu’il était maltraité par sa femme… Bon, il fallait pas la tuer pour autant! Mais vous pouvez au moins convenir d’une chose : il n’est toujours pas admis, aujourd’hui, qu’un homme soit violenté. Cela écorne son image et son rôle sociaux. C’est ainsi qu’en 2016 aux Etats-Unis, plus de 2000 établissements accueillaient les femmes battues, alors qu’un seul venait en aide aux hommes battus.

L’égalité, cela voudrait dire que, dans les compétitions sportives comme les Jeux Olympiques, il n’y aurait aucune catégorie. Vous ne trouvez pas ça absurde ? Nous avons autant de particularités que facteurs qui en sont responsables. Une femme, biologiquement, est différente d’un homme. Alors pourquoi s’évertuer à demander l’égalité ?

the red pill

Il n’est pas raisonnable, quand on y réfléchit bien, de défavoriser les hommes pour rééquilibrer la balance. Cela n’attisera que les discours de haine, le sentiment d’être incompris, et victime.

 

Véhiculer la haine et les idées reçues.

Les discours haineux et vides intéressent davantage

Ce qui fait le plus parler, ce qui intéresse le plus, et donc, le discours le plus rapporté et entendu, c’est l’extrémisme.

On connait bien les « féminazies », représentées dans le documentaire par une charmante dame aux cheveux flamboyants, beuglante, qui maltraitait le silence à coup d’insultes. Cette femme, irrespectueuse, ne laissait pas place au débat, ponctuait son discours de « shut up » à l’attention de ces messieurs. Pas de discussion possible, alors pas d’avancée possible. C’est aussi simple que cela.

Du côté masculin, on découvre (du moins pour ma part), les mouvements radicaux qui vont à l’encontre d’une démarche constructive. Ainsi, pendant que les mouvements modérés souhaitent faire changer et évoluer le système, le mouvement MGTOW (Men Going Their Own Way) veut s’en extraire en excluant les femmes de leur vie ou simplement en n’en faisant pas une priorité. Les membres « red pill » du forum Reddit, quant à eux, veulent clairement prendre l’avantage sur le système et avoir une position de supériorité.

Pas de construction ou de reconstruction possible donc, pour ces extrêmes.

 

Sommes-nous trop bêtes pour nous en sortir ?

J’ajouterais, à titre personnel, que si les médias ont une part de responsabilité, la population est tout autant coupable car elle ne sait pas jouir de son libre arbitre. Nous sommes en effet dans une société qui ne réfléchit plus, surtout pour les nouvelles jeunes générations. Ce n’est un secret pour personne : nous sommes dans l’immédiateté ou le « tout, tout de suite », et dans la consommation. L’effort intellectuel n’est plus justifié car tout est déjà donné : il n’y a plus de besoin de se forger une pensée, une opinion, car il nous suffit d’adopter celle qui nous plaît le plus, parmi les différentes proposées…

Résultat : le triomphe de la bêtise et du discours vide de sens, incompris, mais pourtant répété encore et encore. C’est ainsi que des femmes comme Marion Seclin deviennent des références alors qu’elle n’est rien d’autre qu’une extrémiste qui met des formes à un discours haineux, incohérent qui plus est.

Le chemin emprunté pour apporter un peu plus d’équité à ce monde est condamné par le mur que forment aveuglement autocentré, bêtise et haine.

 

Quel avenir et quelles issues possibles à cette guerre des sexes ?

A mon humble avis, nous n’allons nulle part actuellement. Pire, nous nous dirigeons de plus en plus vers les extrêmes, et les activistes réfléchis ne parviennent pas à se faire entendre.

Sans vouloir être alarmiste, nous glissons doucement le matriarcat assumé. Il n’est, au fond, pas question d’instaurer une égalité ou une équité, mais d’élever les femmes à un rang supérieur.

Les hommes n’auront plus le droit d’aborder les femmes ni même d’avoir de désir sexuel. Les femmes qui en ont ne pourront pas l’admettre pour pouvoir passer pour des cérébrales. L’humanité est peut-être même compromise.

Et plus raisonnablement, je veux vous confier que je suis abattue et consternée. Que je me sens impuissante face à ce que l’on voit se dessiner. Ma seule façon de lutter, c’est de ne pas me laisser atteindre par des discours abrutissants et de tout faire pour rester humaine et faire preuve d’empathie. C’est de m’assumer en tant que moi, et non en tant que femme. C’est bien trop réducteur de s’arrêter au genre.

 

Conclusion

Même si je ne me suis jamais pensée en oppositions aux hommes, je ne m’étais jamais mise à leur place. Puis, comme Cassie Jay, j’ai subi un électrochoc. C’est consternant de voir des femmes abuser de leur statut pour se venger, pour obtenir de l’argent, pour nuire. Choquant d’entendre des femmes, proches de la mégalomanie, dire qu’elles sont moins bien traitées par la société uniquement parce qu’elles sont agacées de se faire aborder dans la rue. Alarmant de regarder des femmes devenir agressives parce qu’elles se sentent persécutées.

Je ne crois sincèrement pas que nous sommes victimes parce que femmes. Et je crois également que toutes ces petites choses qui nous énervent, à l’instar des agressions quotidiennes, même mineures, relèvent d’un problème d’éducation et de bon sens. L’homme qui s’est pointé devant moi, bite veineuse et dure dans la main un soir, m’a agressée au même titre que la bande qui a tapé un mec sans raison. On viole une femme au même titre que l’on tue un homme. Tous ces problèmes sociétaux ne relèvent pas, à mon humble avis, de problèmes de genres.

Vous connaissez maintenant mon opinion sur le sujet, je vous invite ici à découvrir l’humble avis d’un homme, sur son blog.

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Merci Alice pour votre article, dont l’intelligence constitue une bouffée d’oxygène dans le climat particulièrement étouffant qui règne autour de ce sujet.
    Et malheureusement, je partage tout autant votre pessimisme dépeint dans la partie « Quel avenir et quelles issues possibles pour cette guerre des sexes ? ».
    Étant donné les terribles enjeux auxquels semble confrontée l’humanité à court terme (écologie, épuisement des ressources, démographie, inégalités croissantes, etc.), une guerre des sexes telle qu’elle se dessine est bien la dernière chose dont nous avons besoin.

    « Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue ». A. Einstein

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